Notre première visite à Beaune est l'Hôtel-Dieu, témoignage de l'architecture civile de la fin du Moyen-Age.  Le parcours commence dans la cour d'honneur: là nous découvrons les toits vernissés, tapissés de figures géométriques aux couleurs flamboyantes.  

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Nous déambulons de pièce en pièce tout en écoutant avec grand intérêt l'audioguide: la "salle des Pôvres", la chapelle, la salle Saint-Hugues réservée aux malades les plus riches, la cuisine, l'apothicairerie où sont rassemblés des centaines de pots de verre et de faience.  

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Au XIIIème siècle, la pharmacie apparaît en France.  La première mention d'une Apothicairerie dans le Royaume de France remonte au XIIIème siècle.  Après l'accueil des pauvres par les institutions ecclésastiques durant le Moyen Age, les Apothicaireries se sont mises en place dans les hôpitaux et les Hôtels-Dieu.

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Dans la dernière salle, on peut admirer le polyptyque du Jugement Dernier de Rogier van der Weyden peint au XVème siècle.

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Nicolas Rolin, chancelier du duc de Bourgogne Philippe le Bon, et son épouse Guigone de Salins créent les Hospices de Beaune, institution charitable en 1443.  La guerre de cent ans n'est pas encore terminée, Beaune souffre de misère et de famine, les trois quarts des habitants de la ville sont sans ressources et les beaunois sont, dans leur grande majorité, déclarés indigents.  Nicolas Rolin et son épouse décident alors de créer un hôpital pour les pauvres. Ils le dotent d'une rente annuelle grâce à des salines, et de ressources propres, grâce à la vigne.  

Le 1er janvier 1452, l'hôpital accueille son premier patient. Dès lors et jusqu’au XXe siècle, les sœurs des Hospices de Beaune prendront soin de nombreux malades dans plusieurs grandes salles. L’Hôtel-Dieu a rapidement acquis une grande renommée auprès des pauvres, mais aussi auprès des nobles et des bourgeois. A travers leurs dons, ceux-ci ont permis d’agrandir et d’embellir l’hôpital par la création de nouvelles salles et l’apport d’œuvres d’art. Ainsi l’Hôtel-Dieu est-il devenu un véritable « Palais pour les Pôvres ». Ses fonctions médicales ont été transférées en 1971 dans un hôpital moderne, à l’exception d’une maison de retraite.

Nous sortons enchantés par cette visite puis nous décidons de déjeuner à la brasserie Le Carnot située dans une rue piétonne de Beaune.  C'est une vraie brasserie avec sa déco et son ambiance très bistrot 1900: petites tables en bois, banquettes, ardoises, collection de publicités pour l'apéritif Byrrh aux murs, luminaires rétro.  La cuisine est de qualité et faite maison et l'endroit est très sympathique!  Nous recommandons cet endroit!

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Après le repas, nous nous dirigeons vers la collégiale Notre-Dame, bel exemple d'art roman bourguignon.  Entreprise au milieu du XIIe siècle sur le modèle clunisien, elle fut achevée au début du siècle suivant, tout en conservant une remarquable unité stylistique.  C'est avec l'adjonction du porche au milieu du XIIIe siècle que le style gothique fut introduit dans l'édifice.

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Après avoir flâné dans les rues de Beaune, Simon et Elisa décident d'aller faire un tour au Dalineum qui abrite une riche collection d'oeuvres de Dali dont la Vénus de Milo aux tiroirs, le Rhinocéros et le Bocca Sofa en forme de bouche.  Ils ressortent enchantés de cette visite et la recommandent pour tous les fans de Dali.

A la sortie de la ville, nous nous arrêtons à la cave des Hautes-Côtes Nuiton-Beaunoy qui fédère quatre-vingt huit vignerons associés des Côtes et Hautes-Côtes, ce qui représente au total 520 hectares de vignes.  La dégustation de vin y est gratuite!